Doyenné de
Château la Vallière
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Encore une « page » qui se tourne !
Par VDARMENDRAIL le 15/06/2018 00:00



 


Une nouvelle page se tourne…

En début d’année scolaire nous avons cessé la publication « papier » du journal PRESENCE du doyenné de Château la Vallière au profit de la lettre d’information que vous recevez et lisez en ce moment même.


Depuis les origines, il y a 2000 ans, l’Église ne se cesse de se transformer. Elle n’est pas une institution mais un corps qui se modifie au fil des âges.

Jusqu'au 31 août le doyenné de Château la Vallière est composé des paroisses Bienheureuse Jeanne Marie de Maillé, La Clarté Dieu, Sainte Joséphine Bakhita et Sainte Katéri Tékakwita.


Ce doyenné disparaîtra dans sa forme actuelle :

- La paroisse Bienheureuse Jeanne Marie de Maillé rejoindra le doyenné de Tours Nord.

- La paroisse de la Clarté Dieu rejoindra le doyenné d’Amboise.

- Les paroisses sainte Joséphine et sainte Katéri rejoindront le doyenné de Chinon.


Dans l’Église, quand les frontières changent, ce qui se faisait jusque-là cesse.

Tout ce qui se faisait dans notre doyenné de Chateau la Vallière cessera donc.

C’est ainsi que nous nous prémunissons de la nostalgie et que nous regardons devant. C’est comme la marche : pour avancer, il faut abandonner là d’où l’on vient.


Bien sûr ce n’est pas facile.

Mais nous connaissons tant de personnes, d’institutions qui sont des morts-vivants pour avoir voulu « faire comme on a toujours fait ».

C’est comme cela que l’Église est toujours vivante.


Cette newsletter, elle aussi, s’arrêtera donc. Voyez auprés de vos paroisses les outils de communication qu’elles mettront en place.

Le 27 mai, nous nous sommes rassemblés une dernière fois.

Nos sentiments étaient mêlés.

Il y avait de la tristesse, car pour tous ceux qui ont œuvré pendant tant d’années, l’Église était devenue des gens, des visages, des frères, des projets communs, des échecs et des réussites, des engueulades et des pardons, de la confiance en actes …


Quand l’Église devient des relations, on l’aime.

On est toujours triste de quitter ceux et celles qu’on aime.

Il y avait de la joie, devant le dynamisme et la fraternité construits au fils des décennies.

Il y avait de l’étonnement, quand ceux qui regardaient de loin ont réalisé le nombre d’actions, de missionnaires générés.

Il y avait de la confiance, quand les missionnaires ont rendu leur tablier.


L’équipe de rédaction du journal PRESENCE, puis de la newsletter a elle aussi éprouvé de la tristesse, de l’amour fraternel, de la joie devant le travail accompli, de l’étonnement, de la confiance en l’avenir quand il faut arrêter de publier.


Comme doyen je suis témoin de tout cela. Et plus encore que les sentiments évoqués, plus qu’un MERCI, je veux rendre grâce à Dieu. Tous, hommes et femmes, par leur engagement, ont été des icônes, des paraboles de l’engagement du Christ au côté de l’humanité.

Je veux confirmer ici : « oui, ensemble c’est bien l’Église de Jésus Christ que nous avons construit ».

J’ai la certitude que ma confiance en eux tous n’a pas été vaine.

 

Père James Whitaker, doyen.